@mastersthesis {770,
	title = {Le temps de te dire suivi de R{\'e}el et fiction : l{\textquoteright}{\'e}criture comme m{\'e}moire},
	volume = {D{\'e}partement d{\textquoteright}{\'e}tudes litt{\'e}raires},
	year = {2017},
	school = {Universit{\'e} du Qu{\'e}bec {\`a} Montr{\'e}al},
	type = {M{\'e}moire},
	address = {Montr{\'e}al},
	abstract = {<p>Le temps de te dire est compos{\'e} de courts fragments dans lesquels une petite-fille s\&$\#$39;adresse {\`a} sa grand-m{\`e}re atteinte de la maladie d\&$\#$39;Alzheimer. La narratrice, dont l\&$\#$39;identit{\'e} se confond parfois avec celle de l\&$\#$39;auteure, consigne des moments de vie de sa grand-m{\`e}re. La maladie vient perturber et probl{\'e}matiser le rapport {\`a} la vie qu\&$\#$39;entretenait jusqu\&$\#$39;alors la narratrice. Cette situation fait na{\^\i}tre trois r{\'e}flexions chez elle. La premi{\`e}re concerne la perception du r{\'e}el : qu\&$\#$39;est devenu le r{\'e}el de sa grand-m{\`e}re? Pourquoi est-il si difficile de la rejoindre? La narratrice comprendra qu\&$\#$39;il n\&$\#$39;existe pas qu\&$\#$39;un r{\'e}el, que certaines personnes vivent en marge de ce r{\'e}el commun bas{\'e} sur les conventions sociales. La deuxi{\`e}me r{\'e}flexion touche {\`a} la m{\'e}moire. La m{\'e}moire de la grand-m{\`e}re {\'e}tant alt{\'e}r{\'e}e, elle n\&$\#$39;est plus garante du lien entre elle et sa petite-fille. Leur relation se b{\^a}tissait sur des souvenirs communs : les souvenirs s\&$\#$39;effa{\c c}ant, il ne reste plus grand-chose de la relation ni de l\&$\#$39;identit{\'e} de la personne atteinte. La troisi{\`e}me r{\'e}flexion concerne l\&$\#$39;h{\'e}ritage que peut laisser une maladie aussi d{\'e}vastatrice. Ces souvenirs dont h{\'e}rite la narratrice sont-ils l{\'e}gitimes, m{\^e}me s\&$\#$39;il n\&$\#$39;y a plus personne pour les partager? Endossant son r{\^o}le de gardienne des souvenirs, la narratrice veut partager ce legs qu\&$\#$39;elle est maintenant la seule {\`a} pouvoir transmettre. Or, bien que racont{\'e}s le plus fid{\`e}lement possible, les souvenirs de la narratrice ne sont pas toujours pr{\'e}cis. Cette derni{\`e}re doit parfois faire appel {\`a} la fiction pour colmater les trous de sa m{\'e}moire. Le r{\'e}cit m{\^e}le donc fiction et r{\'e}el. Analyser les effets de cette tension dans l\&$\#$39;{\'e}criture est d\&$\#$39;ailleurs l\&$\#$39;un des sujets principaux de l\&$\#$39;essai, intitul{\'e} R{\'e}el et fiction : l\&$\#$39;{\'e}criture comme m{\'e}moire. Ce dernier porte sur des questions apparent{\'e}es aux th{\`e}mes du r{\'e}cit, c\&$\#$39;est-{\`a}-dire la m{\'e}moire et le devoir de t{\'e}moignage, la construction du r{\'e}el, de m{\^e}me que l\&$\#$39;h{\'e}ritage et la filiation. Cette filiation rompue par la maladie d{\'e}clenche un d{\'e}sir de t{\'e}moignage : d{\'e}sir de sauver la victime de l\&$\#$39;oubli, d{\'e}sir de d{\'e}couvrir ce qui, de l\&$\#$39;h{\'e}ritage, peut {\^e}tre sauv{\'e}. Ainsi, on cherche {\`a} renouer la filiation perdue dans et par l\&$\#$39;{\'e}criture. Si la restauration de la filiation biologique est impossible, par l\&$\#$39;{\'e}criture de fiction, la narratrice est {\`a} m{\^e}me d\&$\#$39;y substituer une filiation symbolique. Cette filiation symbolique op{\`e}re sur deux plans, puisque le t{\'e}moignage a en outre l\&$\#$39;effet d\&$\#$39;un porte-voix : les lecteurs peuvent s\&$\#$39;y retrouver, sortir de leur solitude et mieux vivre avec la souffrance. L\&$\#$39;{\'e}criture est donc un combat et un refuge contre les pertes caus{\'e}es par la maladie d\&$\#$39;Alzheimer.</p>},
	keywords = {{\'e}criture, fiction, filiation, fragments, maladie, m{\'e}moire, r{\'e}el, souvenirs, t{\'e}moignage, temporalit{\'e}, vie},
	url = {https://archipel.uqam.ca/10432/1/M15074.pdf},
	author = {Ariane Brisson},
	editor = {Denise Brassard}
}
